Déco d'Asie : escale en Chine...
Bienvenue dans l'Empire du milieu !
Je vous invite à découvrir la fascinante architecture traditionnelle Chinoise.

L'architecture chinoise traditionnelle a conservé un caractère absolument original.
Les villes ont été construites avec une symétrie parfaite dont on découvre les secrets dans l'application des principes du feng shui.
Les maisons sont basses, à un ou deux étages, en bois, en briques ou en torchis. Les grandes charpentes sont faites de poutres arrondies qui soutiennent des toits en pente, dont les coins sont relevés en cornes. Elles sont remarquables par leur élégance et leurs ornementations fantastiques qui trouvent leur origine dans les nombreuses légendes de ce pays.
Plan d'une maison chinoise traditionnelle.
a, cour; b, salon; c, chambre.
Je vous invite à découvrir la fascinante architecture traditionnelle Chinoise.

L'architecture chinoise traditionnelle a conservé un caractère absolument original.
Les villes ont été construites avec une symétrie parfaite dont on découvre les secrets dans l'application des principes du feng shui.
Les maisons sont basses, à un ou deux étages, en bois, en briques ou en torchis. Les grandes charpentes sont faites de poutres arrondies qui soutiennent des toits en pente, dont les coins sont relevés en cornes. Elles sont remarquables par leur élégance et leurs ornementations fantastiques qui trouvent leur origine dans les nombreuses légendes de ce pays.
Longtemps, les Chinois n'employèrent que la brique et le bois pour leurs constructions, et les décorèrent de revêtements en porcelaine. Cette tradition s'explique par la fréquence des tremblements de terre dans cette partie du monde, qui impliquaient des reconstructions fréquentes.
La maison chinoise se compose de quatre murs, d'une porte et d'un toit. Dans le rectangle formé par les quatre murs, à l'aide de cloisons sont disposé : une cour (tin), un salon (tan), une chambre à coucher (che).
Les murs, à l'origine, n'étaient percés d'aucune fenêtre; les pièces étaient éclairées seulement par des ouvertures pratiquées sur le toit comme dans les maisons romaines : ces ouvertures ne portaient pas de châssis, de sorte que pluie et neige pénétraient comme la lumière dans la maison.
La maison chinoise se compose de quatre murs, d'une porte et d'un toit. Dans le rectangle formé par les quatre murs, à l'aide de cloisons sont disposé : une cour (tin), un salon (tan), une chambre à coucher (che).
Les murs, à l'origine, n'étaient percés d'aucune fenêtre; les pièces étaient éclairées seulement par des ouvertures pratiquées sur le toit comme dans les maisons romaines : ces ouvertures ne portaient pas de châssis, de sorte que pluie et neige pénétraient comme la lumière dans la maison.
Plan d'une maison chinoise traditionnelle.
a, cour; b, salon; c, chambre.
Telle est, dans toute sa simplicité le plan-type de la maison privée traditionnelle des Chinois.
A Pékin (Beijing) le style architectural est plus complexe. Les hutong (allées ou passages) ainsi que les siheyuan (les cours carrées chinoises) sont les élements clé de l'organisation urbaine.
Le hutong est une ancienne allée ou passage typique de la vieille ville de Beijing et désigne en réalité le passage formé par les lignes de siheyuan où résidaient traditionnellement la plupart des Pékinois.

Un siheyuan est un espace emmuré, un jardin entouré de bâtiments, un enclos rectangulaire.
Le mot siheyuan signifie littéralement "jardin entouré de quatre bâtiments".
Le gris des extérieurs peu décorés ne disent rien de la beauté intérieure et de la vie qui se déroulait au sein du siheyuan !

Les siheyuan dont nous trouvons la trace partir du 12e siècle, étaient en vogue chez la noblesse et les courtisans chinois.
Ils constituent une parfaite illustration architecturale de la pensée patriarcale confucéenne, avec la disposition intérieure de la maison sur quatre côtés, abritée un mur d'enceinte.
Le père et son épouse vivaient dans le bâtiment principal exposé au soleil, tandis que les enfants vivaient dans les pièces attenantes. La cour méridionale sur le côté opposé, proche du portail d'entrée, étaient généralement utilisés pour les études, la pièce de réception, les habitations des servants ou à des fins diverses. Un tel habitat offre de l'espace, du confort et une silencieuse intimité. Il protège également de la poussière et des tempêtes et constitue un site sécurisé.
En entrant dans un siheyuan, le regard se heurte au mur écran. Ce mur était autrefois le garant de l’intimité lorsque la grande porte de l’entrée principale était ouverte pour accueillir les visiteurs. Pour pénétrer dans le siheyuan, on devait contourner ce mur par la gauche.

Le hutong est une ancienne allée ou passage typique de la vieille ville de Beijing et désigne en réalité le passage formé par les lignes de siheyuan où résidaient traditionnellement la plupart des Pékinois.

Un siheyuan est un espace emmuré, un jardin entouré de bâtiments, un enclos rectangulaire.
Le mot siheyuan signifie littéralement "jardin entouré de quatre bâtiments".
Le gris des extérieurs peu décorés ne disent rien de la beauté intérieure et de la vie qui se déroulait au sein du siheyuan !

Les siheyuan dont nous trouvons la trace partir du 12e siècle, étaient en vogue chez la noblesse et les courtisans chinois.
Ils constituent une parfaite illustration architecturale de la pensée patriarcale confucéenne, avec la disposition intérieure de la maison sur quatre côtés, abritée un mur d'enceinte.
Le père et son épouse vivaient dans le bâtiment principal exposé au soleil, tandis que les enfants vivaient dans les pièces attenantes. La cour méridionale sur le côté opposé, proche du portail d'entrée, étaient généralement utilisés pour les études, la pièce de réception, les habitations des servants ou à des fins diverses. Un tel habitat offre de l'espace, du confort et une silencieuse intimité. Il protège également de la poussière et des tempêtes et constitue un site sécurisé.
En entrant dans un siheyuan, le regard se heurte au mur écran. Ce mur était autrefois le garant de l’intimité lorsque la grande porte de l’entrée principale était ouverte pour accueillir les visiteurs. Pour pénétrer dans le siheyuan, on devait contourner ce mur par la gauche.

Dans l'espace central le "jardin", il y avait au moins trois arbres, dont un à feuilles persistantes, un arbre à fleurs, et un arbre fruitier. Le jujubier est l'arbre incontournable du siheyuan.
Penché à ma fenêtre du côté méridional, je laisse déborder ma fierté
Comme il est facile de se contenter d’un petit espace
Chaque jour, je parcours mon jardin, juste pour le plaisir….
Et je fais le tour de mon pin solitaire, en le caressant.
Tao Yuanming, IVe siècle av. J.-C.

Les familles riches ne se contentaient pas d’un siheyuan simple ; elles en ajoutaient un deuxième et un troisième le long de l’axe sud-nord, formant des réseaux d’habitation complexes
Penché à ma fenêtre du côté méridional, je laisse déborder ma fierté
Comme il est facile de se contenter d’un petit espace
Chaque jour, je parcours mon jardin, juste pour le plaisir….
Et je fais le tour de mon pin solitaire, en le caressant.
Tao Yuanming, IVe siècle av. J.-C.

Les familles riches ne se contentaient pas d’un siheyuan simple ; elles en ajoutaient un deuxième et un troisième le long de l’axe sud-nord, formant des réseaux d’habitation complexes
On construisait de chaque côté de l’axe principal. Chaque siheyuan était séparé du suivant par une porte, ornée d’une paire de lions en pierre. La grandeur et la décoration du siheyuan dépendaient de la richesse, du statut et du nombre de membres de la famille.

A la révolution Maoïste, de nombreux siheyuan furent réquisitionnés et répartis en tant que maisons familiales. Souvent surpeuplées, ces demeures acquirent une triste réputation due à leurs toilettes communes nauséabondes et leurs dangereuses chaudières à charbon.
Cette mauvaise réputation et l'urbanisation galopante ont provoqué la destruction de milliers de siheyuan et de hutong.

C'est la disparition d'un style de vie traditionnel et séculaire des habitants locaux, qui n'existera binetôt plus que dans la mémoire collective et les œuvres artistiques.

A la révolution Maoïste, de nombreux siheyuan furent réquisitionnés et répartis en tant que maisons familiales. Souvent surpeuplées, ces demeures acquirent une triste réputation due à leurs toilettes communes nauséabondes et leurs dangereuses chaudières à charbon.
Cette mauvaise réputation et l'urbanisation galopante ont provoqué la destruction de milliers de siheyuan et de hutong.

C'est la disparition d'un style de vie traditionnel et séculaire des habitants locaux, qui n'existera binetôt plus que dans la mémoire collective et les œuvres artistiques.
« Je m'inquiète assez souvent du fait que mon stylo ne permettra pas de combattre assez rapidement les bulldozers », regrettait Xiao Fujing, un écrivain pékinois.
Récemment, la municipalité de Beijing a décidé la protection des hutong et des siheyuan en les placant sur la liste des sites d'héritage culturel.
Ceci devrait permettre de protéger 1/3 du centre de Beijing d'une démolition annoncée.
Ceci devrait permettre de protéger 1/3 du centre de Beijing d'une démolition annoncée.
Rendez-vous dans notre prochain article pour découvrir l'interieur de ces habitations chinoises...
L'interieur traditionnel
l'interpretation occidentale du style Chinois (à venir)
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